« L’Assemblée des sales bêtes » matérialise une instance de fiction dans laquelle les points de vue des usager.es non-humain.es du canal de Bourgogne permettraient d’interroger et de repenser les fonctionnements et dysfonctionnements de l’infrastructure humaine. »
Exposition réalisée en partenariat avec l’UMR ARTEHIS
Quand ? du 6 juin au 20 septembre 2026
Où ? Parc Buffon, Tour de l’Aubépin et Cabinet de travail, à Montabrd
En partenariat avec les étudiant.es du master 1 Histoire de l’art, Archéologie, Images, Patrimoine du département d’histoire de l’art et archéologie de l’Université Bourgogne Europe, l’exposition met en scène les travaux réalisés par les étudiant.es de l’ENSAD dans un cadre pédagogique. Elle propose d’interroger le regard d’espèces animales et végétales dites « nuisibles » ou « invasives », considérées ici comme des expertes critiques de l’infrastructure du canal de Bourgogne qu’elles habitent. L’exposition documente une enquête menée par les étudiant.es et leurs enseignant.es, Jean-Sébastien Poncet, Hélène Robert, Erik Samakh et Vanessa Desclaux, avec et depuis le point de vue des espèces avec lesquelles iels ont choisi de travailler.
« L’Assemblée des sales bêtes » matérialise une instance de fiction dans laquelle les points de vue des usager.es non-humain.es du canal de Bourgogne permettraient d’interroger et de repenser les fonctionnements et dysfonctionnements de l’infrastructure humaine.
L’écrit dans l’exposition (textes expographiques, cartels, livret de médiation, dossier de presse, catalogue) et les vidéos de communication ont fait l’objet d’un travail de réflexion et de réalisation par les étudiant.es du master 1 Histoire de l’art, Archéologie, Images, Patrimoine, dans le cadre de projets tutorés, encadrés par Arianna Esposito (maîtresse de conférences, UBE – ARTEHIS) et Tony Fouyer (directeur du Musée et parc Buffon – ARTEHIS).
Travaux réalisés par Eva Balloir, Angie Bilinski, Alois Certa, Camille Combe, Giorgia Coniglio, Maëlie Devillard, Ambre Dohollo, Thalia Foy, Valentin Le Gall, Rémi Légier, Augustin Moret, Noé Poncet, Alice Roclin, Alejandro Rodriguez Abella et Alexandra Zasio.
Textes et vidéos de communication réalisés par Marco Aulas, Amaury Caravelas, Lou Courtaux, Léa Diberder, Lucie Gautheron, Suson Herrero, Olga Kniazkina, Kossi Kokou, Jeanne Lonjaret, Ninon Mattis, Anouk Raynaud, Maëlys Répy, Rima Rida, Zeynep Vural et Julien Witkowski.
Avec les contributions de Laurence Porte, maire de Montbard, François Jarrige, historien, Bruno Faivre, écologue, et Laura Abramowitch, docteure en droit de l’environnement, dans le cadre des auditions réalisées avec le soutien de la Maison des Sciences sociales et des Humanités (MSH), Dijon.
Cette exposition est le fruit d’un travail collaboratif mené dans le cadre du projet RADAR (Recherche dans les écoles supérieures d’art et de design). Elle s’inscrit au cœur du programme de recherche Des Terres, piloté par l’ENSAD Dijon, en partenariat avec l’Université Bourgogne Europe.
Dans le cadre de l’Atelier de recherche et création Des Terres et du programme de recherche éponyme, artistes et designers déploient des recherches et expérimentations pour explorer les vulnérabilités des territoires dans le contexte de l’Anthropocène. En pratique, ils abordent cette question par un travail de déconstruction des infrastructures humaines, envisagées simultanément comme systèmes techniques et espaces relationnels multi-espèces. Artistes et designers participent ici à la mise en forme de ce que le sociologue, anthropologue et philosophe des sciences Bruno Latour nomme « le Parlement des choses », afin de trouver des solutions à des problèmes communs.