De la matérialité à la signification des artefacts
Coordinateurs : Arianna Esposito et Bérangère Fort



Ce programme ambitionne la mise en œuvre d’un dialogue trans-périodes entre archéologues, historiens, historiens de l’art, spécialistes des matériaux (géologues, dendrologues…), scientifiques de la conservation et conservateurs-restaurateurs autour des objets, des matériaux, des techniques, des gestes et des savoir-faire. En croisant approches techno-économique, techno-fonctionnelle, socio-culturelle et symbolique, nous souhaiterions questionner d’une part ce que l’objet dit de la société dans laquelle il est produit ou utilisé, d’autre part la « biographie » des objets, de la chaîne opératoire de production, avec l’acquisition des matières premières, jusqu’aux conditions de prélèvement, étude, conservation, restauration et exposition. Le lien au territoire dépasse néanmoins le seul cadre de la provenance des matériaux : en effet, l’objet, à chaque étape de sa « biographie », s’inscrit dans un contexte localisé et daté. Les chercheurs travaillant dans cet axe veilleront ainsi à cette nécessité d’ancrage de l’objet dans son contexte de temps et d’espace (un objet n’a pas d’existence s’il n’est pas replacé dans la société qui l’a produit / utilisé).
Ainsi, quatre sous-thèmes interconnectés composent cet axe qui, en tenant compte justement de la chronologie de la vie de l’objet, s’organisent de la manière suivante :
– 1) Extraction, production, diffusion : avec en toile de fond commune les relations entre les hommes et leur milieu, envisagé dans l’axe 2, plusieurs thèmes de recherches étudieront le fonctionnement de l’approvisionnement des matières premières et des réseaux de circulation. Ces perspectives sont déjà développées dans l’actuel contrat et se poursuivront dans le prochain. Ce dernier thème est essentiellement axé sur l’extraction, l’exploitation / lien du territoire (voies commerciales, échanges, organisation des ateliers, structuration sociale du territoire).
– 2) L’objet, ses usages et ses significations : marqueurs sociaux, les objets véhiculent des pratiques culturelles mais peuvent aussi s’inscrire dans des contextes d’usage différents de ceux pour lesquels ils ont été initialement façonnés (réutilisations, réemplois, etc.) et acquérir ainsi de nouvelles valeurs sociales. Enfin, il sera question de s’interroger sur le savoir-faire des sociétés, leur aire de diffusion culturelle et de rayonnement socio-économique.
– 3) La matérialité des objets : la matérialité d’un objet permet de questionner l’environnement de sa production (matière première, outils, traces, archéologie expérimentale) et d’explorer les cultures techniques qui l’ont produit. S’intéresser à la matérialité même d’un objet relève par ailleurs du sensible et de l’intelligible et suppose pour autant que l’on prenne en considération la forme, le volume, l’échelle, la texture, etc. d’un objet lors de son exposition. Dans ce thème, s’inscrivent également les questions liées au recyclage, au réemploi et seconde main / nouveaux matériaux à partir cette fois-ci de la matière de l’objet. L’idée est ici également d’appréhender comment les matériaux avec lesquels sont réalisés les artefacts peuvent apporter du sens à ces objets en participant à de croyances et à des systèmes de valeurs, y compris économiques.
– 4) Objets, corpus, collections : ce triangle demeure le socle de nos études. Questionner nos protocoles, depuis la découverte de l’objet jusqu’à sa conservation finale et à sa valorisation, et bâtir des référentiels constituent des étapes qui évoluent au contact des disciplines nouvelles et des domaines d’études distincts. Cela suppose d’envisager également les liens avec la société d’aujourd’hui et les questions de restitution au public (animation / médiation), de considérer des attentes de la société d’aujourd’hui vis-à-vis des traces du passé incarnés par des objets (ex. : la demande de restitution de vestiges archéologiques, des restes humains dans le contexte post-colonial…) – la question des moulages (authenticité / reconstitution / pratiques muséographiques datées…) entre notamment dans ce cadre, mais aussi l’avenir des collections et leur inaliénabilité qui évolue dans le temps. On s’attachera à considérer également les problématiques de conservation-restauration et des choix de conservation qui peuvent être opérés lorsque l’objet entre / est dans sa « vie » muséale.
Programmes de recherche de l’axe
Responsable(s) : Marie Philippe (ARTEHIS, Eveha), Lionel Tabourier (Lip6 – Paris Sorbonne)
Durée prévue : septembre 2024- mars 2027
Objectifs & modalités : Les outils de classification des données qualitatives et lacunaires, comme celles qui sont typiquement générées par la recherche archéologique, n’existaient pas jusqu’au développement d’ArchéoClass. Ce programme, issu d’une réflexion menée dans le cadre d’une thèse de doctorat (Philippe 2018) et mis au point par deux étudiants en informatique à La Sorbonne, Charaf Oucible et Sarah Kaci Chaouche encadrés par leur enseignant Lionel Tabourier, est désormais opérationnel.
Son objectif est de faciliter la création des typologies, qu’elles concernent tous les types d’artefacts ou de vestiges. L’algorithme repose essentiellement sur une division hiérarchique et monothétique des données, et peut être customisé à travers de nombreuses options. Le format des données en entrée peut être assez variable, ce qui permet de s’adapter à des pratiques de collecte variées.
Trois études de cas, portant sur les pratiques funéraires historiques (Elodie Wermuth, Eveha), la taille du silex (Solène Denis, UMR Temps) et l’urbanisation des oppida (Clara Filet, Université Bordeaux-Montaigne), illustrent les intérêts de cet outil. Il s’agit essentiellement de gagner du temps, de la lisibilité, de pouvoir vérifier l’intérêt des types (validation externe) et enfin d’assurer la reproductibilité de l’analyse. La notice d’utilisation et les articles de communication autour d’ArchéoClass sont en préparation.
Financements : Accueil en UMR (CNRS), Projet de recherche interne Eveha
Liens utiles : à venir
Mots-clés : classification, typologie, arborescence, programme informatique
Responsable(s) : Pauline Le Cozanet, Anthony Denaire
Durée prévue : avril 2026 – avril 2027
Objectifs & modalités : Le Paléolithique moyen du quart nord-est de la France constitue un terrain favorable pour l’étude des comportements techniques des groupes néandertaliens, en particulier à travers l’analyse des productions lithiques. Ces dernières années, la région a bénéficié de découvertes archéologiques et de travaux universitaires récents qui enrichissent significativement notre compréhension de cette période.
Ce workshop propose de réunir un nombre restreint de chercheurs autour des systèmes de production lithique, en mettant l’accent sur les approches technologiques et les données récentes issues de fouilles ou de révisions de collections.
L’objectif est de favoriser des échanges approfondis autour des pratiques de débitage, de la gestion des ressources et de l’organisation des chaînes opératoires, dans une perspective régionale ouverte aux comparaisons.
Financements : en cours
Mots-clés : Moustérien, Paléolithique moyen, industrie lithique, chaîne opératoire, technologie lithique
Responsable : Marie Philippe (UMR 6298 ARTEHIS, Éveha), Lionel Tabourier (Lip6 – Paris Sorbonne)
Durée prévue : septembre 2024 – mars 2027
Objectifs & modalités : Les outils de classification des données qualitatives et lacunaires, comme celles qui sont typiquement générées par la recherche archéologique, n’existaient pas jusqu’au développement d’ArchéoClass. Ce programme, issu d’une réflexion menée dans le cadre d’une thèse de doctorat (Philippe 2018) et mis au point par deux étudiants en informatique à La Sorbonne, Charaf Oucible et Sarah Kaci Chaouche encadrés par leur enseignant Lionel Tabourier, est désormais opérationnel.
Son objectif est de faciliter la création des typologies, qu’elles concernent tous les types d’artefacts ou de vestiges. L’algorithme repose essentiellement sur une division hiérarchique et monothétique des données, et peut être customisé à travers de nombreuses options. Le format des données en entrée peut être assez variable, ce qui permet de s’adapter à des pratiques de collecte variées.
Trois études de cas, portant sur les pratiques funéraires historiques (Elodie Wermuth, Éveha), la taille du silex (Solène Denis, UMR Temps) et l’urbanisation des oppida (Clara Filet, Université Bordeaux-Montaigne), illustrent les intérêts de cet outil. Il s’agit essentiellement de gagner du temps, de la lisibilité, de pouvoir vérifier l’intérêt des types (validation externe) et enfin d’assurer la reproductibilité de l’analyse. La notice d’utilisation et les articles de communication autour d’ArchéoClass sont en préparation.
Financements (si extérieurs au laboratoire) : Accueil en UMR (CNRS), Projet de recherche interne Éveha
Liens utiles : à venir
Mots-clés : classification, typologie, arborescence, programme informatique

Dans le cadre de l’Étude du matériel métallurgique (S. Wirth) ont été regroupés les projets que l’on peut qualifier de « techniques » (analyses chimiques, extraction du métal, fabrication…), mais aussi liés à la mise en œuvre de typologies, ou à l’analyse artistique et stylistique des objets en métal. Ainsi la Caractérisation chimique de la métallurgie dans l’Est de la France au Bronze moyen correspond à un PCR demandé pour 2015 (M. Gabillot). Le travail mené sur la Bourgogne-Franche-Comté permettra d’envisager des comparaisons de la recette métallurgique avec l’Ouest et le Centre de la France, et par là-même, de mettre en évidence l’identification de groupes culturels par l’analyse morphométrique des objets. L’analyse des Sites miniers en Haut-Morvan, apport topographique sur les 10 communes autour de Bibracte-Mont Beuvray (G. Hamm) sera poursuivi, l’inventaire en ayant été dressé lors du précédent quinquennal. Le projet portant sur la métallurgie dans le massif ardennais (M. Pieters) est en cours de montage et devrait débuter en 2016, en collaboration avec le GEGENA2 de l’université de Reims. L’Étude techno-typologique des épées à manche massif de l’Âge du Bronze (S. Wirth) sera liée à l’établissement d’une base de données de ces productions datant de la période du XVe au IXe s. av. n. è. dont la partie orientale de la zone de répartition. Des analyses radiographiques, voire densitométriques, effectuées sur des armes conservées notamment dans des collections du Grand-Est, nous permettront d’accéder à un potentiel inédit dans ce domaine. Dans le cadre de ce projet, un sujet de thèse sera proposé en 2017.
Un second volet est davantage consacré aux aspects stylistiques, avec une exposition à Nuremberg en 2017 sur la vaisselle métallique à l’âge du bronze. Ils seront aussi envisagés dans le cadre de la transmission des modèles, avec le phénomène du mimétisme dans la production humaine ; une rencontre internationale et interdisciplinaire permettra à des spécialistes de toutes les périodes, mais aussi à des économistes, à des éthologues, théoriciens du design… de réfléchir sur ce thème.
Le dépôt a été découvert en 2003 par les propriétaires d’une parcelle agricole lors du dessouchage d’une haie arbustive. Ce n’est qu’ 2012, après avoir pris conscience de la valeur patrimoniale et scientifique de l’ensemble, qu’ils ont pris soin de contacter le SRA Rhône-Alpes afin de déclarer leur découverte.
Ce projet collectif de recherche se propose donc de travailler dans un cadre pluridisciplinaire afin d’étudier et de caractériser ce dépôt dont l’attribution chronologique peut être située entre le Bronze A2 et le Bronze B.
En savoir plus
Responsable(s) : Arianna Esposito (avec Sophie Montel, UMLP-ISTA)
Durée prévue : sept. 2026-sept. 2030
Objectifs & modalités : Ce projet, dont la première phase a été entamée en 2017, associe conservateurs et universitaires (une vingtaine de partenaires en 2025). Il s’inscrit dans une dynamique récente de la recherche française et internationale visant, d’une part, à valoriser les collections patrimoniales des établissements d’enseignement (universités et écoles d’art) et, d’autre part, à retracer l’histoire de l’histoire de l’art, de l’archéologie et de la pédagogie artistique à travers ces mêmes collections. Depuis la redécouverte d’une partie de la collection de plâtres d’après l’antique, le projet s’est étendu à d’autres types de collections (plaques de projection, ouvrages de littérature spécialisée, collections archéologiques), mais aussi à d’autres établissements, notamment des musées de la région Bourgogne – Franche-Comté, qui conservent souvent des collections issues des écoles d’art ou des ateliers de dessin. Ce projet a rejoint le programme quinquennal de l’École française d’Athènes (ÉFA), « Patrimoines universitaires en réseau : gypsothèques d’art antique et collections d’archéologie en France », coordonné par H. Wurmser (Université Lumière Lyon 2 – IRAA, Maison de l’Orient et de la Méditerranée). Il contribue à alimenter le carnet de recherche PAREAA des équipes travaillant sur les collections d’art et d’archéologie des universités françaises.
Financements : Le projet est inscrit dans le programme quinquennal de l’École française d’Athènes Patrimoines universitaires en réseaux et est en cours d’évaluation pour une ANR (AàP 2026)
Liens utiles : https://www.efa.gr/section-categorie/patrimoines-universitaires-en-reseaux/ https://pareaa.hypotheses.org/ https://ista.umlp.fr/?view=category&id=133
Mots-clés : Plâtres, collections pédagogiques, histoire matérielle des collections, histoire de l’histoire de l’art et de l’archéologie, écoles de dessin
Porteur(s) du projet : Creuzenet Fabienne (UBE, UMR ARTEHIS), Bizri Mélinda (UBE, UMR ARTEHIS), Boudot Mathias (Pays d’art et d’Histoire de l’Auxois, auteur de l’inventaire).
Année de réalisation : 2026
Type de projet : Publication. Supplément au Bulletin de la Société des Sciences de Semur en Auxois 2026.
Financement : Financement du département de Côte via le PCR Argile en Auxois, déjà reçu et engagé.
Présentation du projet : Publication de l’inventaire des tuileries de l’Auxois de l’Antiquité à nos jours, réalisé dans le cadre du PCR L’argile en Auxois et ses usages de l’Antiquité à nos jours et de l’inventaire du patrimoine industriel de l’Auxois. Les fiches et la synthèse qui documentent un pan important de l’histoire économique de l’Auxois, feront l’objet d’un supplément du Bulletin de la Société des Sciences de Semur en Auxois en avril 2026.
Responsable(s) : Marie Charnot
Durée prévue : jusqu’à 2030
Objectifs & modalités : Il s’agit de mieux comprendre les interactions et les échanges entre les populations néolithiques du IVe millénaire dans ce secteur grâce à l’étude des styles céramiques et des traditions techniques.
Le programme La pierre, matériau culturel (J.-P. Garcia et F. Delencre) interrogera la naturalité (en tant que ressource géologique) et la culturalité (marqueur des choix d’un groupe social) de la pierre à bâtir, matériau traité surtout pour ses économiques et techniques jusqu’à présent. Associant les analyses de l’archéologie du bâti, de l’histoire, des systèmes d’information géographiques, et de la géologie, exploitant notamment le dernier « Atlas de la Pierre en Bourgogne » construit sur le précédent contrat, ce programme poursuivra les thèmes élaborés pour différentes périodes : l’appropriation des matériaux et les styles de constructions régionaux gallo-romains, une anthropologie de la pierre médiévale (structures bâties cisterciennes, pierres tombales…).
Porteur(s) du projet : Creuzenet Fabienne (UBE, UMR ARTEHIS), Ribolet Mathieu (Université de Pau et des pays de l’ADOUR, IRAA CNRS-UAR 3155)
Année(s) de réalisation : 2024-2026
Type de projet : Fouille programmée
Financement : Financement du département de Côte d’Or via le MuséoParc Alésia. Convention 2025-2027.
Mots-clés : Site d’Alésia. Antiquité. Urbanisme. Centre monumental. Voie
Responsable(s) : Gérard Bataille
Durée prévue : 2025-2028
Objectifs & modalités (10-15 lignes max.) : L’objectif de cette publication est de porter à la connaissance du plus grand nombre des données essentielles concernant les rites et coutumes funéraires, et de fournir une vision précise des typochronologies des mobiliers.
Ce travail s’inscrit pleinement dans le programme Autour des nécropoles de l’UMR ARTEHIS, visant à décrypter l’espace des morts, à restituer une société par l’étude des objets d’accompagnement, et à éclairer les gestes funéraires et les croyances associées.
La quantité et la qualité exceptionnelles de ce corpus permettront d’établir des typochronologies renouvelées pour ces objets, spécifiquement pour la région de l’extrême sud du bassin parisien, territoire traditionnellement attribué aux Sénons durant ces périodes.
L’ambition finale de ce projet dépasse le cadre local : il s’agit d’une remise en perspective critique et suprarégionale. Les objets et les pratiques funéraires observés à Monéteau nourriront une réflexion comparative avec l’ensemble de l’espace laténien européen (IVe-IIe siècle avant notre ère). Cette démarche est essentielle pour aborder la question complexe de l’identité et des traditions locales au sein du monde celte.
Financements : DRAC – SRA BFC pour la mise en état et restauration pour étude des artéfacts métalliques (environ 40 000 €).
Liens utiles : gerard.bataille@inrap.fr
Mots-clés : La Tène, Nécropole, Artéfacts métalliques, Typochronologies, Pratiques et architectures funéraires
Responsable(s) : Gérard Bataille
Durée prévue : 2025-2028
Objectifs & modalités (10-15 lignes max.) : L’objectif de cette publication est de porter à la connaissance du plus grand nombre des données essentielles concernant les rites et coutumes funéraires, et de fournir une vision précise des typochronologies des mobiliers.
Ce travail s’inscrit pleinement dans le programme Autour des nécropoles de l’UMR ARTEHIS, visant à décrypter l’espace des morts, à restituer une société par l’étude des objets d’accompagnement, et à éclairer les gestes funéraires et les croyances associées.
La quantité et la qualité exceptionnelles de ce corpus permettront d’établir des typochronologies renouvelées pour ces objets, spécifiquement pour la région de l’extrême sud du bassin parisien, territoire traditionnellement attribué aux Sénons durant ces périodes.
L’ambition finale de ce projet dépasse le cadre local : il s’agit d’une remise en perspective critique et suprarégionale. Les objets et les pratiques funéraires observés à Monéteau nourriront une réflexion comparative avec l’ensemble de l’espace laténien européen (IVe-IIe siècle avant notre ère). Cette démarche est essentielle pour aborder la question complexe de l’identité et des traditions locales au sein du monde celte.
Financements : DRAC – SRA BFC pour la mise en état et restauration pour étude des artéfacts métalliques (environ 40 000 €).
Liens utiles : gerard.bataille@inrap.fr
Mots-clés : La Tène, Nécropole, Artéfacts métalliques, Typochronologies, Pratiques et architectures funéraires
Initiateur(s) : C. Mordant avec Maréva Gabillot avec la participation de Patrick Gouge, Daniel Simonin, Céline Tomcyk
Durée prévue : 2026-2027
Objectifs & modalités : La découverte récente d’un petit dépôt de bronzes à Saint-Moré daté du Ha A1 relance la question de l’interprétation socio-économique de ces lots d’objets métalliques entiers ou fragmentés. Le bassin de l’Yonne possède plusieurs dépôts significatifs de la fin du Bronze moyen (Sermizelles) et de l’étape ancienne du Bronze final (Bazarnes, Sens-Champbertrand) Villethierry, Cannes-Ecluse) qu’il convient d’étudier dans la recherche d’interprétations nuancées et actualisées du phénomène des dépôts de l’âge du Bronze.
Financements : analyses réalisées en partenariat avec le Service archéologique du département de Seine-et-Marne
Mots-clés : dépôts, âge du Bronze , Bronze moyen final et étape ancienne du Bronze final
Responsable : Vincent GEORGES
Financeurs : Inrap, journées hommes de participation aux activités courantes de l’umr
Année(s) de réalisation : 2018-…
Résumé : Le projet graphbz [graphbz.eu] s’inscrit dans le cadre de l’étude du matériel métallurgique protohistorique (S. Wirth). Il traite précisément des graphismes figurés à la surface de bracelets ornés de l’âge du Bronze à l’âge du Fer de l’Europe septentrionale (2 000 av. J.-C. – 500 ap. J.-C.). Cette ressource documentaire porte sur l’ensemble des parures métalliques de bras et de jambes ou assimilées comme telles avec quelques formats miniaturisés (anneaux ouverts ou fermés, brassards, jambières…). Les représentations graphiques font l’objet d’un corpus analytique en ligne avec des volets chronologique et cartographique associés à un modèle d’intelligence artificielle en version bêta. Un module en ligne permet l’activation du modèle, soit d’interroger individuellement les décors réunis dans le corpus, à partir de projections planes orthogonales extensives des décors sur fond noir. L’accent est mis sur l’intégration spatio-temporelle des transformations graphiques à court, moyen et long terme. L’objectif final est de reconnaître l’insertion de ces décors dans la vie sociale. Le corpus donne les sources bibliographiques employées ainsi que les contextes archéologiques des occurrences. Plus de 7 000 décors font d’ores et déjà partis d’un corpus appelé à se renforcer au fur et à mesure, y compris avec l’apport non-négligeable des collections anciennes conservées dans les musées et d’autres institutions.
Exemple de projection plane d’un décor complexe de bracelet orné issu d’un contexte lacustre à Estavayer-le-Lac :

Mots-clés : bracelets ornés ; corpus ; intelligence artificielle, âge du Bronze ; âge du Fer.
porteur(s) du projet : Christian VERNOU (UMR 6298 ARTEHIS), Jean ROSEN, coll.
Année(s) de réalisation : 2026-2028
Type de projet : projet de publication
Présentation du projet : Etude de tessons mis au jour anciennement en 1993 et 1994 (Sauvetage, C. Vernou dir.) et sondages Inrap (A. Montigny dir.) en 2017. Détermination de la typologie et de type de décor de cette production de courte durée. A terme, possibilité de fouille programmée des fours (aile nord du transept de l’ancienne abbatiale) et d’un puits comblé en partie avec ratés de cuisson (dégourdis).
Ce programme s’appuie sur une approche pluridisciplinaire pour la compréhension de la construction des terroirs de la Bourgogne viticole : l’espace de Beaune à la Colline de Corton où interagissent un espace urbain et un espace viticole pourtant réduit, concentre toute la gamme des appellations depuis les régionales jusqu’aux grands crus blancs qui coexistent avec les grands crus rouges ; il s’ouvre vers les Hautes-Côtes et finit dans des vignobles de plaine. Il concentre aussi un bon nombre de sources archéologiques, historiques et des résultats acquis (géologie, pédologie, climatologie, toponymie, grand et petit patrimoine bâti) et à développer (biodiversité des sols). Fédérant plusieurs équipes de recherche du campus dijonnais, c’est l’un des programmes du thème principal « La construction de la qualité des vins » du pôle « Bourgogne-Vignes-Vins de l’Université de Bourgogne, Conseil régional et de la filière viti-vinicole du groupe thématique « Vigne et Vin » de la MSH Dijon.
Responsable : M. Foucher
Durée prévue : depuis 2020 (projet discontinu)
Objectifs & modalités : Le projet dédié à Nevers et la Loire se fonde sur l’analyse d’une série documentaire d’une richesse rare : les comptes de la ville mis en place dès la fin du XIVe siècle. Sont ici enregistrés annuellement tous les travaux dont la ville a la charge, particulièrement ceux en lien avec les cours de la Loire et de la Nièvre, depuis les ponts, les digues (battis), les moulins ou les pêcheries. La résolution fine de cette comptabilité (enregistrée à la semaine aux XIVe et XVe s.) et la longue durée de cet enregistrement (XIVe-XVIIIe s.) permettent d’observer la façon dont les habitants ont géré ce rapport à la Loire mais aussi les évolutions et rythmes de cette dernière. Pour la période médiévale, le projet se focalise sur le microcosme artisanal à l’œuvre, sur les métiers, les savoir-faire et les matériaux, mais aussi sur les tensions et challenges auxquels les échevins, les bâtisseurs et usagers des rivières sont confrontés, les tentatives et stratégies mises en œuvre, les échecs et réussites.
Ce projet s’intègre dans une recherche plus vaste sur la cohabitation entre les sociétés de la fin du Moyen Âge et du début de la période Moderne avec les rivières dans le cadre du Petit Âge Glaciaire.
Financements : DRAC BFC (terminé)
https://journals.openedition.org/dynenviron/7538
https://books.openedition.org/feracf/1402
Mots-clés : archéologie fluviale, pont, Loire, battis, chantiers médiévaux, savoir-faire, techniques de construction, matériaux de construction, aléas climatiques, Petit Âge glaciaire, Comptabilité municipale

Extension de la ligne de ponts depuis le pont médiéval jusqu’aux ponceaux et chaussées surélevées construits dans la plaine alluviale d’après le dessin d’Etienne Martellage (1612, BnF, département Estampes et photographie, RESERVE UB-9-BOITE FT 4).

Registres de comptes annuels de la ville de Nevers (AM Nevers).

La gestion de l’aléa à Nevers à la fin du XIVe s. d’après les comptes municipaux (Foucher M.).
Responsable(s) : Sylvie MOUTON-VENAULT (Inrap, UMR 6298 ARTEHIS), Arianna ESPOSITO (MCF UBE, UMR 6298 ARTEHIS) et Bérangère FORT (Inrap, UMR 6298 ARTEHIS)
Durée prévue : 2023-2027 (2025 année blanche)
Objectifs & modalités : Ce programme a pour originalité de faire travailler de concert les spécialistes de l’instrumentum, les céramologues et les responsables d’opérations afin de prendre en compte l’ensemble des données permettant de caractériser les espaces dédiés à la cuisine et les activités culinaires, qu’elles s’exercent dans un cadre privé ou public entre la fin de l’Âge du Fer et le début du Moyen Âge. Le PCR s’attache en particulier à valoriser les données de l’archéologie préventive et les corpus régionaux de Bourgogne Franche-Comté.
Le projet ambitionne d’arriver à qualifier du point de vue archéologique ce qu’est une cuisine. Cette question sera envisagée exclusivement au travers des structures de cuisson et/ou aménagements ainsi que des récipients et ustensiles de cuisine, à l’exclusion de la vaisselle de service. Cette démarche nécessite une mise à plat des données disponibles ainsi qu’un regard actualisé sur les récipients et les ustensiles de cuisine qui, selon les disciplines concernées (instrumentum ou céramologie), ne bénéficient pas des mêmes avancées de la recherche. Nous cherchons dans un premier temps à qualifier une cuisine en contexte domestique, avant de nous ouvrir à des contextes plus spécifiques que sont les cuisines d’auberges ou celles de sanctuaire. Enfin, nous développons un programme d’analyses métabolomiques de contenus, qui aident à préciser la fonction de certains récipients, voire de certains ustensiles (si leur usage présumé et leur ergonomie sont compatibles avec une imprégnation des produits avec lesquels ils ont été en contact). Le recours aux travaux d’expérimentation permet également de valider certaines utilisations, de préciser des ergonomies…
Financements : DRAC BFC, Inrap
Mots-clés : cuisiner / Bourgogne Franche-Comté / -120 à 700 / céramique / métal / analyses métabolomiques / expérimentations

Responsable(s) : Bastien Dubuis et Emilie Millet
Durée prévue : 2025-2027
Objectifs & modalités : Ce Projet Collectif de Recherche a pour ambition la publication complète du site de Lavau, fouillé en 2014-2015 par l’Inrap, sous la direction de Bastien Dubuis. Ce projet entrepris dans la foulée du rapport de fouille, rendu en 2016, a bénéficié d’une première triennale (2018-2020) puis d’une seconde (2021-2023). Il englobe l’étude du monument princier, des occupations funéraires antérieures et postérieures (axe 1), celle de la tombe princière et son mobilier (axe 2), ainsi que le contexte régional (axe 3) dans une approche multi-échelle, privilégiant les approches pluridisciplinaires et multi-institutionnelles. Une première étape a été atteinte en 2024 par la publication chez Gallia, 66e supplément, du premier tome : LAVAU I. Le complexe funéraire monumental de Lavau (XIIᵉ s. av. J.-C. – IVᵉ s. apr. J.- C.), sous la direction de Bastien Dubuis (291 p.). L’ouvrage présente le complexe funéraire, sa structuration et son évolution sur le temps long. La troisième triennale du PCR (2025-2027) se concentrera prioritairement sur la préparation du tome LAVAU II – la tombe princière. Codirigé par Emilie Millet et Bastien Dubuis, il constituera la publication de l’intégralité des recherches pluridisciplinaires entreprises depuis 2015.
Financements : une subvention de la DRAC de 10 000 euros en 2025, prolongée en 2026.
Liens utiles : https://archeoliens.hypotheses.org/13651
Mots-clés : tombe princière ; La Tène A ; importation ; vaisselle ; parure ; matériaux précieux ; artisanat de cour ; réseau

Responsable : M. Foucher
Durée prévue : 2022-2027 (prévision)
Objectifs & modalités : Étude archéologique et historique des vestiges du Pont de Jargeau dans la Loire.
Ce projet dédié aux ponts de Jargeau articule une étude de terrain menée sur des vestiges de piles présents dans le lit mineur de la Loire à l’analyse des riches données historiques liées à ce pont d’origine médiévale – depuis les comptes du XIVe siècle aux relevés d’ingénieurs du début du XVIIIe s. Une dizaine de piles ainsi que de nombreux éléments de la superstructure (arches, tablier) sont encore accessibles dans le cours de la Loire : l’étude de bâti de ces éléments, les datations réalisées sur les bois et mortiers et les textes permettent d’esquisser la chronologie des multiples phases de construction, reprises en sous-œuvre et réparations menées sur l’ouvrage. L’origine des effondrements et des faiblesses de l’infrastructure, ainsi que les réponses apportées par les bâtisseurs au cours du temps sont également au centre de ce projet. Ce projet s’intègre dans une recherche plus vaste sur la cohabitation entre les sociétés de la fin du Moyen Âge et du début de la période Moderne avec les rivières dans le cadre du Petit Âge Glaciaire.
Financements : DRAC CVL
Liens utiles : https://www.latetedanslariviere.tv/2025/11/05/etude-historique-et-archeologique-du-pont-de-jargeau/
Mots-clés : archéologie fluviale, pont, Loire, étude de bâti, matériaux de construction, aléas climatiques, Petit Âge glaciaire, Comptes de construction, Moyen Âge, Période Moderne, effondrements

Pile 7 : Modélisation 3D de l’avant-bec immergé de la pile 7. (Photogrammétrie/3D Moyat 2023).

Localisation des fissures et déformations sur le relevé pierre à pierre de la pile 6 (RAO/DAO Foucher 2025)
Un programme portant sur Production et reconstitution de la parure féminine au bronze final (S. Wirth) envisagera la reconstitution du costume (funéraire) et l’interprétation des codes vestimentaires du Bronze final à la lumière des découvertes récentes, notamment en France et en Allemagne. Une enquête menée sur les garnitures de parure vestimentaire attestées dans des dépôts métalliques et en contexte funéraire, entre les plaines préalpines de Bavière et le bassin-versant du Rhône, donnera contour aux femmes longtemps « masquées » par l’omniprésence de la mise en scène du corps masculin de cette époque, qualifiée de « guerrière » par les spécialistes (masculins).
Projet SerialKey (2024-…) La sérialité comme clé pour comprendre les réseaux socio-économiques et géographiques des sociétés de la fin de l’âge du Bronze.
Responsable(s) : Léonard Dumont (UMR ARTEHIS, Ghent University), Fabrice Monna (Université Bourgogne Europe)
Durée prévue : octobre 2024 – septembre 2026
Membres du projet : Stefan Wirth (Université Bourgogne Europe), Mareva Gabillot (CNRS), Josef Wilczek (Sorbonne Université), Nicolas Navarro (EPHE), Paolo Piccardo (Università di Genova), Guy De Mulder (Ghent University)
Financement : ANR Access ERC Starting Grant 2024 (ANR-24-AERC-0013).
Objectifs & modalités : Le projet SerialKey a pour but l’étude technologique et morphométrique des productions en série de l’âge du Bronze final européen afin de mieux comprendre l’organisation de leur production, de leur circulation et de leur consommation à de grandes échelles.
L’âge du Bronze est marqué par le développement des productions en série. Grâce à l’introduction de la métallurgie et le développement du moulage, il devient possible de créer des séries composées d’objets visuellement identiques. Cette pratique est particulièrement marquée à la fin de la période (Bronze final III, Xe-IXe siècles av. J.-C.) avec le développement à large échelle de moules en bronze dédiés à la production de séries d’objets métalliques, dont la production et l’utilisation restent mal comprises. Il existe ainsi des séries de centaines, voire de milliers d’objets très proches. Ces productions, par leur nombre, la présence de moules et leur vaste distribution, possèdent un potentiel important pour comprendre l’organisation de ce type de production ainsi que les modalités de leur diffusion. Néanmoins, ces séries sont peu étudiées faute de méthode adaptée capable d’identifier des variations fines correspondant à différents moules ou groupes de producteurs.
Ce projet de recherche repose ainsi sur la création d’une nouvelle méthodologie permettant d’étudier les productions en série. Les techniques de production seront étudiées à l’aide de méthodes d’imagerie par rayons X tandis que les analyses métallographiques renseigneront sur l’utilisation des moules. Finalement, les analyses par morphométrie géométrique permettront d’identifier des séries au sein d’objets visuellement très proches. Cette approche interdisciplinaire permettra de mieux connaître l’organisation socio-économique et les relations entre producteurs et consommateurs, mais aussi entre les régions productrices et consommatrices de ces objets.
Liens utiles : https://anr.fr/Projet-ANR-24-AERC-0013
Mots-clés : Âge du Bronze, Métallurgie, Sérialité, Chaînes opératoires, Tomographie ; Géométrie morphométrique
Acronyme : Saint-Gond
Responsable : Rémi Martineau
Durée prévue : 2026 – 2030
Objectifs & modalités : Ce projet a pour objectif de reconstituer l’organisation sociale, économique et territoriale des sociétés du Néolithique moyen et récent de la région des Marais de Saint-Gond (Marne, France) qui réunit plus de 500 sites et indices de sites néolithiques. Une étude holistique interdisciplinaire y est rendue possible par la présence de sites de toutes les catégories : minières de silex, habitats, enceintes et sépultures collectives (hypogées et allées couvertes). Un tel patrimoine est extrêmement rare en Europe occidentale.
Afin de compléter les connaissances apportées par l’habitat et l’enceinte de Val-des-Marais « Le Pré à Vaches », de nouvelles fouilles sont programmées sur des habitats du Néolithique moyen et récent. L’anthropologie biologique des restes humains mis au jour dans les hypogées par Joseph de Baye permettra de définir les caractéristiques des populations inhumées. Les études de mobiliers des fouilles anciennes et récentes seront poursuivies.
Ces nombreuses données domestiques et funéraires seront croisées régionalement afin de reconstituer l’organisation économique et sociétale de ces communautés néolithiques. Le contexte particulier de ces sociétés, organisées autour de l’exploitation du silex en minières, permettra d’étudier en détail leur économie lithique. Les productions ainsi que les savoir-faire techniques seront identifiés et les différentes étapes des chaînes opératoires mises en œuvre seront reconstituées et spatialisées entre les sites miniers, les ateliers et les habitats. Ces études originales permettront d’acquérir de nombreux résultats inédits permettant d’étudier dans le détail l’organisation territoriale, économique et sociale de ces sociétés.
La fouille de nouvelles minières permettra de compléter la connaissance des systèmes d’extraction du silex et de production des industries lithiques mises en œuvre. Une quantification des volumes de silex extraits dans les minières par rapport aux volumes disponibles dans l’environnement permettra d’estimer l’intensité des exploitations. Les aires de diffusion des silex extraits dans les minières et les réseaux de circulation seront reconstitués à différentes échelles (locales, régionales, extra-régionales) à partir des déterminations pétrographiques des faciès et des analyses géochimiques (LA-ICP-MS/MS).
Situé à proximité de vastes marais, ce riche potentiel archéologique permet également de réaliser des études paléo-environnementales, d’évaluer l’impact des activités humaines et d’étudier les relations entre les communautés néolithiques et leur milieu.
Financements : ANR (projet ANR-25-CE27-5440)
Partenaires : ARTEHIS, LCE, GEGENA, INRAP, ISTEP, MSH DIJON, TRAJECTOIRES
Liens utiles : https://saintgond.hypotheses.org/
https://anr.fr/Projet-ANR-25-CE27-5440
Mots-clés : Néolithique – habitats – minières de silex – sépultures collectives
Responsable : Arianna Esposito
Durée prévue : mai 2023- déc. 2027, publication en préparation
Objectifs & modalités : Ce projet européen vise à approfondir la connaissance des processus artisanaux (cross-craft interactions) en analysant l’articulation entre spécialisation, mobilité et transferts de technologie, ainsi que de leur impact sur les sociétés anciennes. En étudiant la mobilité à travers les déplacements des artisans et les circulations, matérielles comme immatérielles, qui en découlent, le projet interroge la transmission des savoir-faire artisanaux, les interactions entre artisans issus de contextes et de traditions différents, ainsi que la manière dont cette transmission influe sur les réseaux d’échange et les dynamiques de pouvoir (par la resémantisation locale des objets à travers les pratiques des élites). Les interactions artisanales désignent ici les échanges réciproques entre artisans, ou entre artisans et des objets issus de productions allogènes, par emprunt, imitation ou émulation, notamment à partir de l’étude de classes d’artefacts voisines et/ou coexistantes. Une attention particulière est portée aux arts dits « du feu », à la vaisselle en céramique et en métal, ainsi qu’aux objets polymatériels. Cette approche mobilise de nouveaux cadres interprétatifs afin de mieux comprendre l’artisanat et la technologie en tant que pratiques socialement imbriquées, dans une perspective transversale qui confronte les méthodes et les données des protohistoriens, des archéologues des mondes grecs et des spécialistes de l’Italie préromaine (étruscologues et spécialistes des mondes italiques).
Financements : lauréat d’un financement d’excellence européen dans le cadre des conférences trilatérales Villa Vigoni/FMSHS/DFG (avec V. Bellelli, R. Krämer, puis Ch. Russenberger), jusqu’en mai 2025.
Mots-clés : artisanat antique, production, consommation, mobilités, identités sociales, polymatérialité, cross crafting, transferts techno-culturels
Quelques projets permettront de diversifier les régions d’étude, et permettront d’établir des comparaisons, avec :
Nom : Florence Cattin, la Métallurgie du Levant,
Responsable : Pierre-Jérôme Rey
Objectifs & modalités : Publication en cours, sépultures de Fontaine-le-Puits (Savoie)
projet en cours d’évaluation pour l’obtention d’un financement européen ERC-Starting Grant
Mots-clés : sépultures, Néolithique, Alpes
Nom : Les ruines de Loropéni (Burkina Faso) (F. Monna)
le site dont les niveaux les plus anciens à ce jour datent du XIe siècle, ont été récemment classées au patrimoine mondial de l’UNESCO. De nombreuses mines d’or ont été exploitées tout au long du dernier millénaire dans la région.
Enfin, un programme regroupe les projets portant sur Le mobilier quotidien, en particulier le PCR Le vaisselier du Ve au XIIe siècle sur les sites de consommation en Franche-Comté sur la vaisselle (céramique, bois, verre, pierre ollaire) étudiée en fonction des critères de datation, de leur utilisation et de leur diffusion.
Membres de l’équipe
Abert Franck
Affolter Jehanne
Aigle Geoffrey
Bardel David
Bataille Gérard
Brunet Michaël
Bugnon Anne-Lise
Cattin Florence
Chaillot Elisabeth
Charrier Kévin
Charnot Marie
Clouzot Martine
Creuzenet Fabienne
Ahü-Delor Anne
Denaire Anthony
Dubuis Bastien
Dumont Léonard
Esposito Arianna
Fort Bérangère
Foucher Marion
Fouyer Tony
Frénéat Adrien
Gabillot Maréva
Galetta Fédérica
Gaugé Erica
Georges Vincent
Gourault Claude
Herbrich Margaux
Imbeaux Marie
Jal Morgane
Joan Lydie
Jolivet Sophie
Kasprzyk Michel
Kaurin Jenny
Labaune Yannick
Laborier Emmanuel
Lacroix Marie-Christine
Liboutet Marion
Londiveau Gaël
Maerten Michel
Markus Lionel
Martineau Rémi
Mazille Pierre
Millet Emilie
Monna Fabrice
Mordant Claude
Mouton-Venault Sylvie
Nouvel Pierre
Pérard Sophie
Philippe Marie
Pieters Maxence
Rostollan Pauline
Schönfelder Martin
Soum Bernadette
Testard Pierre
Thabarant Bernie
Tisserand Angélique
Tisserand Nicolas
Vernou Christian
Widehen Marie-Agnès


